LCP-AN : Inceste : comment briser le tabou ?

Publié le par Lannig

Durée : 55:48Pris le : 27 avril 2009Lieu : Paris, Île-de-France, France
Selon une étude d’IPSOS publiée le 20 janvier 2009, 3 % de la population française a été victime d’inceste. 
Ce sondage alarmant a été rendu public le jour même où [[Personne "Marie-Louise FORT" (n°40185) ; fonction(s) "Députée UMP de l'Yonne" (67839) ~ "Membre de la commission des affaires étrangères" (67840) ]] présentait les conclusions de son rapport sur l’inceste. Chargée par le Président du groupe UMP, Jean-François Copé40254,63677,66881,66884,74933,74934, de cette mission le 30 septembre 2008, elle a enquêté entre octobre 2008 et janvier 2009. Au programme : auditions, visites d’institutions, lecture de témoignages pour conclure à « l’impérative nécessité de lever le tabou par une action résolue tant sur le plan pénal et judiciaire que dans l’éducation nationale, le monde de la santé et de l’action sociale ». 
Aujourd’hui l’inceste est considéré comme le « dernier tabou français ». Pourtant chaque jour, des enfants sont abusés ou victimes d’attouchement par un membre de leur famille. 
Si l’inceste ne fait l’objet d’aucune étude chiffrée en France, les seuls chiffres connus sont inquiétants. De trop nombreux enfants voient leurs vies brisées par « le crime des crimes » selon les mots d’Isabelle Aubry, présidente-fondatrice del’Association Internationale des Victimes de l’Inceste.Le 8 avril, la Commission des Lois a adopté la proposition de loi de Marie-Louise Fort pour « mieux prévenir, mieux soigner et mieux sanctionner l’inceste » en l’inscrivant notamment dans le code pénal. La majorité a voté pour, le PS s’est abstenu. Son examen en séance publique aura désormais lieu le 28 avril. 
Comment briser le tabou de l’inceste ? 
Comment le prévenir ? 
Quel accompagnement pour les victimes ? 
Son inscription au Code pénal va-t-elle permettre aux victimes d’être mieux protégées ?


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