Alain Finkielkraut (Philosophe, professeur à l'école Polytechnique): "Oui, sans aucun doute, pour le meilleur et pour le pire. Et puisque vous me donnez la parole de conclusion, elle ne sera pas du tout conclusive. Mais sans doute marginale. La seule supplique que j'adresserais à Nicolas Sarkozy, qui est partout et ça change, en effet. C'est un autre mouvement de la politique, et elle c'est accélérée. Je lui adresserais cette supplique: qu'il arrête avec son jogging!" "Et oui, et je l'adresserais aussi à François Fillon
. Moi j'ai élu un président de la république, c'est la chose publique. Et je souhaite le voir en costume, et pas le voir dans sa transpiration. Et puis le jogging." "Pas simplement de dignité, c'est pas la personne privé qui m'intéresse, et surtout. Oui c'est son coté soixante-huitard. Je trouve qu'il est trop 68ard." "Non, mais voilà je vais vous dire ça. Je l'ai vu jogguer tout le temps, donc, et avec François Fillon et puis tout seul, et puis au fort de Brigançon, enfin bon. Ca m'a rappelé par anti-phrase en quelque sorte la promenade.
La merveille de la promenade, l'occident dans ce qu'il a de beau, est né de la promenade. Aristote se promenait, c'était un péripatéticien («les Chemins qui ne mènent nulle part» de Heidegger), Rimbaud vagabondait. La promenade c'est une expérience sensible, spirituelle. Le jogging c'est la gestion du corps. La gestion du corps tout le monde à le droit, mais c'est pas la peine de le montrer." "Mais c'est le triomphe définitif, si vous voulez, du calcul, de l'affairement. Voilà je gère, je gère tout, je gère même mon corps sur quelque chose qui aurait avoir avec la conversation, la méditation, la longueur de temps. Donc voilà, je veux bien que la politique change, mais j'ai pas envie de voir un président de la république qui joggue tout les jours."
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"Le poids des images" par un citoyen sans parti mais dont les choix sont clairs
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