La CSMF ne s'associera pas au plan alibi de l'UNCAM et ...dénonce la prise en otage des médecins libéraux.

Publié le par Lannig

L’analyse des mesures de redressement de l’UNCAM à la suite du déclenchement de la procédure d’alerte pour un montant de 1,2 milliard d’euros démontre que leur impact sur les comptes de l’Assurance Maladie sera en réalité plus que limité sur l’exercice 2007. Au final, moins de 1/5ème du dépassement de l’ONDAM pourra être compensé cette année.

Malgré cela, le Gouvernement a choisi d’imposer ce plan scélérat en commettant l’erreur historique du retour à l’arbitraire de la maîtrise comptable. Les relations de confiance établies entre le gouvernement, les caisses et les médecins libéraux autour d’un pacte de la maîtrise médicalisée sont désormais sérieusement menacées.

La CSMF, premier syndicat médical français, rappelle que les médecins libéraux ont largement rempli leur part du contrat en faisant économiser 1,3 milliard d’euros à l’Assurance Maladie en seulement deux ans. A aucun moment, ils n’ont laissé filer les dépenses ou le niveau des prescriptions. Ils ont globalement tenu leurs engagements. Les dépassements constatés par le comité d’alerte sont le fruit d’un ONDAM des soins de ville pour 2007 notoirement insuffisant et donc intenable. De ce fait, il est anormal que les médecins puissent avoir à payer l’ardoise des erreurs commises dans le PLFSS 2007 et plus spécialement les radiologues et les biologistes.

D’autre part la CSMF dénonce l’attitude de l’UNCAM qui prétexte le déclenchement de la procédure d’alerte pour prendre les médecins en otage en remettant en cause une partie des dispositions prévues dans l’avenant n°23 et qui devraient d’ores et déjà être appliquées. La CSMF refuse que la mise en œuvre de la deuxième tranche de la CCAM technique puisse être remise en cause, différée et conditionnée. 

La CSMF exige l’application stricte et sans délai de la totalité de l’avenant n°23, et en particulier des mesures concernant les spécialistes.

La CSMF dénonce l’attitude du Gouvernement et de l’UNCAM qui imposent des mesures scélérates et inefficaces par la force. La convention est désormais en danger. Dans le but de préserver l’avenir, la CSMF demande, à nouveau, au Gouvernement de prévoir une loi de finances rectificative pour redonner de l’oxygène au système conventionnel et d’éviter ainsi une situation de blocage.

La CSMF ne s’associera à aucune démarche visant au retour de la maîtrise comptable et à la résurrection d’un système coercitif où les médecins libéraux subiraient toutes les pénalisations financières pendant qu’on laisserait filer les dépenses hospitalières.

La CSMF ne s’associera pas à ce plan alibi qui est en réalité destiné à retarder le vrai débat sur le niveau des dépenses de santé et de leur financement ainsi que la réforme indispensable de l’hôpital.

in http://www.csmf.org/

Publié dans Actualités Diverses

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