lemonde.fr: Besancenot n'exclut pas une alliance avec Mélenchon
Dans un entretien à paraître jeudi 27 novembre dans l'Express, le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, évoque les relations et éventuelles alliances qu'il entend avoir avec le reste de la gauche, notamment l'ancien sénateur PS, Jean-Luc Mélenchon, et la nouvelle première secrétaire socialiste, Martine Aubry. Concernant M. Mélenchon, qui avait lancé l'idée d'un front commun de la gauche en vue des élections européennes du mois de juin, Olivier Besancenot a annoncé que des discussions étaient possibles et que "des campagnes" pourraient être menées en commun, mais a écarté l'idée d'un parti avec le dissident socialiste.
"Sa démarche va dans le bon sens et confirme notre analyse selon laquelle le PS n'est pas redressable", note-t-il. Mais il ne manque pas de souligner que le sénateur de l'Essonne "veut faire un ancien vrai Parti socialiste". Quant à l'actuel PS, qui vient de porter Mme Aubry à sa tête, le porte-parole de la LCR juge que sa "vraie motion de synthèse, c'est leur déclaration de principes, qui acte la social-libéralisation du parti" et rejette toute possibilité de participer à un gouvernement de gauche. Il laisse toutefois une porte entre-ouverte, estimant que le "test" qui attend Martine Aubry sera de voir si elle viendra soutenir les salariés de l'automobile victime de la crise en France.
"La clef de notre succès, c'est notre indépendance, la réconciliation entre ce que l'on dit et ce que l'on fait", affirme M. Besancenot à la veille de la création du Nouveau parti anticapitaliste, un rassemblement qui se veut un mélange de "socialisme du XXIe siècle, écosocialisme, autogestion libertaire, communisme démocratique", et qui gardera "le meilleur" du trotskisme, selon le postier de Neuilly. Il a par ailleurs annoncé qu'il n'était pas sûr de figurer en tête de liste pour les élections éuropéennes, premier test électoral de sa formation. "Si je dois [l']être, ce sera en Ile-de-France. Mais être élu ne sera jamais pour moi un métier", explique-t-il, tout en reconnaissant qu'avoir des élus au Parlement européen serait "une opportunité [pour] relayer les luttes sociales".