Le 20 janvier 2009, Barack Obama6429664297,73005,73006, le premier président afro-américain des Etats-Unis, prononcera son discours d’investiture. Une cérémonie qui sera suivie dans le monde entier. Le symbole est fort dans un pays qui a connu la ségrégation raciale et où les noirs ont le droit de vote depuis seulement quarante-cinq ans.
C’est l’occasion en France, pays des droits de l’homme, et terre d’immigration de se poser la question de la possibilité d’un "Obama français". Et plus généralement, se pose celle de l’intégration. Entre les partisans de la « discrimination positive » et ceux qui préfèrent insister sur une réelle égalité de traitement comme principe constitutionnel, tous s’accordent sur une nécessaire diversité dans tous les secteurs. Dès son élection, Nicolas Sarkozy6272962732 a voulu « donner l’exemple » en choisissant des ministres issus de l’immigration. Mais à l’heure actuelle, le bilan reste mitigé en termes d’égalité des chances, notamment pour l’accès à l’emploi : 31% des jeunes non diplômés nés à l’étranger disent avoir subi une discrimination à l’embauche contre 15% des jeunes parents français. Dans le monde politique, la situation n’est guère plus enviable. Au Parlement, en effet, George Pau-Langevin4023369657,69658,69659,69660,69661 est la seule députée noire d’une circonscription métropolitaine.
Afin d’afficher sa volonté politique, le chef de l’Etat vient de nommer l’industriel Yazid Sabeg Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, sans que ce dernier n’entre au Gouvernement.
Faut-il imposer une politique des quotas dans les entreprises, les grandes écoles et les médias ? Nous tentons d'établir un diagnostic et débattre sur les solutions à apporter pour une plus grande diversité en France.