Quel bilan de cette première semaine de débats et quelles perspectives ?
Tout d’abord, après 12 séances d’une durée de plus de 43 h, nous n’en sommes toujours qu’à l’étude de l’art. 7, c’est-à-dire à la moitié du texte. On ne peut donc pas parler de « blocage » mais notre stratégie de ralentissement fonctionne.
Ensuite, la droite est placée devant un choix limpide : soit elle cède à la pression que certains de ses dirigeants espèrent en passant en force et la vérité apparaîtra au grand jour : loin de vouloir revaloriser le parlement, l’UMP ne cherche qu’à le museler et en son sein l’opposition. Soit elle se résout à nous laisser conduire les débats en y passant le temps que nous voudrons et l’Elysée connaîtra une nouvelle défaite ce qui sera porté au « crédit » de Copé et consorts…
Enfin, sur le fond, il est navrant de constater que les tentatives de négociations que nous avons faites ne trouvent pas de réponse. Je viens de lire que le Président de l’Assemblée allait faire un geste en suggérant que, dans le cadre du temps de parole programmé sur un texte, « les présidents de groupe puissent dans certains cas demander une durée plus longue de débat ». Pas sûr que nous jugions cela suffisant…
Les travaux reprennent ce soir à 21 h 30. Cette semaine, je n’aurais passé qu’une journée à Quimper. Parti lundi en début d’après midi, je ne suis revenu que samedi soir. Pardon à tous ceux à qui j’ai fait faux bond en décommandant tous mes rendez vous.
Durée : 18:46Pris le : 07 janvier 2009Lieu : Paris, Île-de-France, France