Nouvel Observateur : Ségolène Royal se dit "prête" "à incarner" et "réaliser le profond changement dont la France a besoin"
"Je pense être prête et (...) être la seule à incarner et à pouvoir réaliser le profond changement dont la France a besoin", a affirmé lundi Ségolène Royal, revendiquant son expérience et sa connaissance des "arcanes de la présidence de la République". Interrogée sur sa légitimité et les attaques dont elle avait été victime depuis le début de sa campagne, la candidate socialiste a admis que prétendre à l'Elysée était "beaucoup plus dur pour une femme". "Et en même temps je pense que le moment est venu pour la France d'avoir une femme présidente de la République", a-t-elle assuré lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1. "Elève boursière, issue d'un milieu moyen, je suis le produit de la réussite de l'école de la République", a-t-elle affirmé. "N'importe quel homme qui aurait mon parcours professionnel ne verrait pas mises en cause en permanence sa compétence et sa légitimité", a-t-elle reconnu. "Je suis diplômée de l'Ecole nationale de l'administration, j'ai travaillé 7 ans auprès de François Mitterrand, (...) je connais toutes les arcanes et tout le fonctionnement de la présidence de la République et du gouvernement", a-t-elle encore affirmé, avant de rappeler qu'elle avait été "trois fois ministre", "quatre fois élue députée" et qu'elle était actuellement "présidente de région", une position qui l'aidait à connaître les "rouages de l'Etat" et des régions, et à "voir les choses autrement". "J'assume mon identité de femme, (...) je fais de la politique autrement, et c'est ça qui déroute", a-t-elle avancé. Evoquant les "débats participatifs" durant lesquels elle avait "pris le temps d'écouter les Français", elle a estimé : "on s'est moqué de moi, on a dit 'elle n'a pas de projet' (...) mais je revendique ce que je fais", a-t-elle encore martelé. AP
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