I Télé / Journal : Azouz Begag "dégagé" après "Le mouton dans la baignoire"

Publié le par Lannig

Durée : 01:26 Pris le : 06 avril 2007Lieu : France
06-04-2007

Sarko - AZOUZ BEGAG
envoyé par inet

Les révélations d'Azouz Begag dans le grand silence médiatique in "Marianne"

Le limogeage d'un ministre à quinze jours de l'élection présidentielle serait-il un non événement ? Cela expliquerait le grand silence autour de la « démission », hier, d'Azouz Begag. A moins qu'il ne s'agisse d'un stratégie pour mieux étouffer des révélations qui dérangent...

Un quart de page dans Le Monde, sept petites lignes dans Le Figaro : le limogeage, hier, d'Azouz Begag, est à peine un événement, en tout cas sûrement pas un sujet de une. Côté UMP, on cherche à minimiser. Et pour cause. Tout commentaire un peu trop relayé risquerait de faire de la publicité au livre à l'origine de la révocation du ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Un ouvrage dangereux, à quinze jours de l'élection présidentielle. Un tissu de « mensonges éhontés », selon Nicolas Sarkozy. La défense n'est pas encore au point face à un déballage très embarrassant : dans Un Mouton dans la baignoire (Fayard), dont Marianne publie les bonnes feuilles ce samedi, Azouz Begag lève en effet le voile sur le caractère violent du candidat de l'UMP.

« Tu es un connard ! »
Petit extrait. Azouz Begag, las de passer pour le « beur de service » aux ordres de Nicolas Sarkozy, lâche à quelques journalistes cette « petite phrase » : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ! » Comme il le rappelle dans son livre, Libération en fait le titre d'un article. Lui assume, amusé. Mais on n'éclabousse pas impunément le ministre-candidat. Pour ce trait d'esprit malheureux, Azouz Begag essuie d'abord les remontrances de Villepin puis, sur un tout autre ton, celles de Nicolas Sarkozy en personne. Attention, ça fait mal : « Je décroche. C'est l'offensé. Il me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom.. Azouz Sarkozy ! (…) » Je suis cloué à mon téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot, il me coupe : « J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule… » » Et ce n'est que début. La suite dans le numéro de Marianne dans les kiosques dès demain !

Vendredi 06 Avril 2007
Anna Borrel
Durée : 06:54Pris le : 06 avril 2007Lieu : France Déclaration du 16 mars 2007, avant la démission officielle de sa fonction de ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances, le 5 avril 2007.

Verbatim :
Extraits :



"En pleine tempête, on m'a organisé un rendez-vous en tête à tête place Beauvau avec Sarko. Il me reçoit dans son bureau, avec des sourires enrobés de mots doux et m'invite à m'asseoir près de la cheminée, au coin du feu. (...) Il me fixe droit dans les yeux : "Pourquoi tu m'attaques, Azouz ? Moi, je ne t'ai pas attaqué, jamais. Je n'ai même pas réagi à tes propos, tu as vu ?" (...) Il ment. Prétend qu'il n'a pas répondu à mes attaques, mais en fait les ripostes dans la presse se multiplient, orchestrées par ses proches. Ils font de moi l'Arabe ministre qui défend ses frères arabes des banlieues au lieu de défendre les citoyens contre la "racaille" qui infecte la vie des bons Français. (...) Au passage, je lui glisse que mon grand-père est mort en 1918 dans le 23e régiment de tirailleurs algériens dans la Somme. Qui est le plus français de nous deux ? "C'est toi", il reconnaît. Il dit qu'il est hongrois. Puis il me montre son désir de résoudre au plus vite notre mésentente : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" (...) Sans vergogne, il me propose le prochain mercredi, jour du conseil, de venir le rejoindre place Beauvau et d'aller ensemble, à pied, à l'Elysée sous l'oeil des caméras. Je suis stupéfait. L'homme me prend pour un bouffon ! (...) Il propose alors que nous allions ensemble dans un quartier de banlieue. Je dis : "Oui, mais sans caméra". Je souligne que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers. Il dit que cela ne sert à rien de sortir sans le faire savoir."

Un jour, M. Begag interpellé sur le projet de loi sur l'immigration, croit faire un bon mot en rétorquant : "Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy." Fureur du ministre de l'intérieur qui appelle M. Begag, alors dans le train, qui en fait le récit suivant : ""Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule, salaud ! Connard !" Je suis cloué à mon téléphone (...) Le ministre de l'intérieur m'a conseillé dans une ultime menace de ne jamais plus lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire, "sale connard" que je suis. Je ne sais combien de fois il a projeté ces mots contre mes tympans. Je ne pardonnerai pas."


azouz begag soutient francois bayrou
envoyé par pantone95330
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