lesechos.fr : Nouvelle dérive de la dette publique française

Publié le par Lannig

La dette publique au sens du traité de Maastricht a augmenté de 33,7 milliards d'euros au premier trimestre. Soit 65% du PIB, contre 63,7% sur le dernier trimestre 2006   

Selon les chiffres publiés par l'Insee, ce vendredi, la dette publique au sens du traité de Maastricht est remonté à 65% du PIB au premier trimestre. A 1.175,9 milliards d'euros, elle est en hausse de 1,3 point de PIB par rapport au dernier trimestre 2006.

L'Etat a été particulièrement mauvais élève : sa dette a progressé de 31,1 milliards d'euros. Un résultat qui s'explique par "la faiblesse de la trésorerie en fin d'année 2006 alliée à l'échéance d'OAT début avril a conduit le Trésor à s'endetter à court terme", explique l'Insee.

A l'inverse, la part de dette contractée par les organismes divers d'administration centrale (ODAC) a baissé de 1 milliard d'euros sur le premier trimestre. Celle des administrations publiques locales a diminué de 4 milliards d'euros, alors que celle des administrations de sécurité sociale a augmenté de 7,6 milliards.

Autrement dit, la tâche de Nicolas Sarkozy s'annonce rude, lui qui a fait la promesse de ramener la dette à 60% du PIB en 2012. Récemment, l'OCDE avait mis en doute la capacité de la France à réaliser ses objectifs de réduction de la dette. " Pour faire face aux sollicitations croissantes liées au vieillissement démographique, il faut poursuivre la réduction de la dette publique en proportion du PIB ", expliquaient les experts du Château de la Muette. La Cour des comptes avait tiré également la sonnette d'alarme il y a une dizaine de jours en soulignant que le déficit de l'Etat avait connu une "aggravation sensible" sur les quatre premiers mois de l'année, "entraînant une rapide remontée de la dette financière".


in lesechos.fr

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Publié dans Actualités Diverses

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