lesechos.fr : L'OCDE abaisse ses prévisions de croissance 2007 pour l'Europe et les Etats-Unis

Publié le par Lannig

La France subit la plus forte révision des pays du G7, avec une croissance du PIB de 1,8% désormais attendue pour cette année. L'OCDE pourrait procéder à de nouveaux abaissements de ses prévisions, après prise en compte de la crise du "subprime" 

Les nouvelles prévisions de l'OCDE pour 2007 mettent une pression supplémentaire sur la Banque centrale européenne (BCE), à la veille de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a, en effet, nettement abaissé ses estimations de croissance annuelle pour l'Europe et les Etats-Unis, a indiqué mercredi son économiste en chef Jean-Philippe Cotis, qui s'est montré extrêmement circonspect sur l'évolution future de la croissance. Les données publiées aujourd'hui ne tiennent pas compte, en effet, de l'impact de la crise des prêts hypothécaires américains - dits "subprimes" -, qui a fait plonger les marchés financiers au mois d'août. Elles pourraient donc être prochainement encore abaissées.

La France, pays le plus mal loti avec une prévision de croissance de 1,8%

La France sort la plus mal lotie de ces nouvelles prévisions, avec la plus forte révision à la baisse de l'ensemble des pays du G7. L'OCDE table désormais sur une croissance de 1,8%, contre 2,2% auparavant dans l'Hexagone. La croissance française souffre d'une "offre contrainte" qui expliquerait l'écart entre son taux de croissance et ceux de la zone euro et de l'Allemagne en particulier, a expliqué l'économiste en chef de l'OCDE, Jean-Philippe Cotis. "Quand le problème était de consommer, donc quand la demande globale en Europe était faible, la situation de la France était meilleure parce que les Français consomment bien".

"La France, c'est une demande soutenue mais une offre contrainte, donc en période de faible demande, la croissance est plutôt meilleure. Au contraire, quand la demande est forte, c'est notre appareil de production qui coince", a ajouté le responsable de l'OCDE. "La question en France est donc de desserrer la contrainte de l'offre", a-t-il jugé, soulignant que la situation s'est détériorée pour la France - qui faisait mieux que la zone euro et l'Allemagne à la fin des années 1990 - "quand il s'est agi de produire, car l'appareil de production n'a pas suivi", a expliqué le responsable de l'OCDE.

La révision à la baisse des prévisions de hausse du PIB de la France n'a aucunement infléchi la position de Christine Lagarde. La ministre de l'Economie a une nouvelle fois réaffirmé que l'économie hexagonale atteindrait 2,25% de croissance cette année. "Un certain nombre de clignotants de confiance sont allumés au vert, il n'y a pas de raison de redescendre au rouge sur un résultat moyen au deuxième trimestre" (+0,3% sur un trimestre), a-t-elle expliqué, avant de réitérer sa prévision d'"un troisième et un quatrième trimestres forts".


 

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Publié dans Economie

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